07 novembre 2005
Banlieues : communiqué de la CNT-FTE
Depuis des années, la fraction la plus pauvre et la plus méprisée des classes populaires, voire défavorisées, souvent issus de l’immigration, souffre du chômage massif et de la précarité. Les emplois ouvriers qu'occupaient les parents ont été souvent supprimés, et l'école n'est pas une voie d'espoir pour les jeunes. Cette société ne leur offre que le désœuvrement au pied des immeubles et des contrôles de police stupides et humiliants. Du coup, personne ne s'étonne vraiment qu'un incident mortel déclenche des violences d'ampleur nationale.
Les enseignants de la CNT, qui pour la plupart travaillent dans ces quartiers, ne prônent pas bien sûr les incendies de voitures ni de bâtiments publics, mais pas non plus la résignation. Pour ces jeunes, ils exigent plus de justice. Concrètement, cela signifie des emplois stables, des salaires décents et des horaires humains pour les parents, des logements convenables, la fin d'un quadrillage policier contre-productif, des services sociaux à la hauteur des besoins, une école réellement émancipatrice. C'est dans ce sens que nous appelons nos collègues et les parents à lutter.
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