Rennes Libertaire

Littérature, cinéma, musique et politique.

04 novembre 2005

Débat sur les atteintes au Droit du Travail

La Ligue des Droits de l'Homme organise une journée de réflexion sur les atteintes au Droit du travail

Samedi 5 novembre de 9h00 à 17h00, salle Bonnin à l'INSA (Campus de Beaulieu)

Intervenants :

Jean-Marie MICHEL, syndicaliste, licencié de ST Microelectronics

Gwenaelle HAMON, Vice-présidente de Rennes Métropole

Michel SAVY et Claude KATZ , Ligue des Droits de l'Homme

Entrée libre

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10 octobre 2005

Discussion+expo - Salaries de STMicroelectronics en lutte - Rennes


Le groupe la sociale de la Fédération Anarchiste de Rennes
www.farennes.org organise le Samedi 8 octobre, au local la commune au 9
rue malakoff à rennes (tel/ rep: 02 99 67 92 87);

à partir de 14h : vernissage de l'exposition photo "salariés de
STMicroelectronics en lutte". Pot convivial, discussion avec des militants
et avec les salariés de STM, séance de dédicace du livre "salariés de
STMicro en lutte" (Editions de Juillet).

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14 août 2005

GREVE VICTORIEUSE A SAINT-NAZAIRE

A quelques kilomètres des plages cossues de La Baule, les Chantiers de l’Atlantique - Alsthom de Saint-Nazaire.

Au nom de la compétitivité française et européenne, l’entreprise est spécialiste de la réduction des coûts sur la main d’œuvre et la sécurité.

Le 15 novembre dernier, 15 personnes invitées à visiter le prestigieux « Queen Mary » à la construction duquel de nombreuses familles de la région avaient directement ou indirectement participés, trouvaient la mort dans l’écroulement d’une passerelle d’embarquement.

Un traumatisme pour Saint-Nazaire, qui a mis sur la place publique le recours par Alsthom à des sociétés de sous-traitance de second voire de troisième rang pour la majorité des tâches d’exécution.

Des sociétés basées dans des pays peu regardants sur les droits des travailleurs.

Déjà en 2003, des sociétés indienne, grecque et roumaine « oubliaient » ainsi de régler les salaires et droits de leurs ouvriers, employés aux Chantiers de l’Atlantique pour la construction du même « Queen Mary » .

Aucune solution n’a depuis été trouvé, ni par Alsthom, ni par l’Etat, et à ce jour aucun salaire n’a été versé.

En mars dernier, Gestal , sous-traitant habituel d’Alsthom, passe un contrat de sous traitance de deux ans pour la construction du paquebot MSC, à raison de 50 heures par semaine, avec le polonais Kliper.

Les salaires sont attractifs : 1200 Euros, versé sur un compte en Pologne, au lieu de 400 à 500 Euros à Gdansk et Szczecin où sont recrutés les ouvriers polonais, ainsi qu’une prime de déplacement de 5 Euros par jour - payée sur place en liquide- et un hébergement en bungalow dans un camping.

Une première équipe est recrutée. Mais les salaires ne sont pas versés. Les ouvriers font grève deux heures pour exiger les salaires dus. Kliper en paiera une partie et rapatriera discrètement en Pologne ces salariés trop revendicatifs…avant de recruter une seconde équipe qui arrive à Saint-Nazaire fin mai.

A nouveau, quelques jours de salaire sont versés, puis plus rien depuis début juin.

Mi-juillet, les quinze ouvriers polonais s’enchaînent suivant une tradition syndicale acquise lors des luttes de Gdansk à la porte 4 des Chantiers de l’Atlantique pour exiger le versement des 2 mois de salaires. Sans ressources, syndicats et associations leur permettent d’accéder au minimum vital : manger.

La solidarité matérielle et syndicale s’organise menée par la CGT, ce qui n’empêche pas le patron de Kliper de menacer les grévistes de leur envoyer la visite de gros bras.

La multiplication des manifs, en martelant le sol et les casques de travail avec des bâtons, et la popularisation de la lutte, contraint le patron à adoucir le ton…à sa manière. Il est question de rapatrier les ouvriers en Pologne sans garanties sur le paiement des salaires. Cinq salariés obtempéreront…tous liés au patron. Les 15 autres poursuivent la lutte et exigent de Gestal le paiement des salaires en tant que donneur d’ordre, suspect de « marchandage », pratique interdite et punie par le Code du Travail français de 30.000 Euros d’amende et / ou de 2 ans d’emprisonnement. Sous la pression, Gestal paye le 22 juillet 13.700 Euros de salaire sur 40.000 dus suite à un contrôle de l’inspection du travail effectué la veille.

Le 24 juillet, Kliper informe que le bilan de la société est déposé à Szczecin…tout en menacant les grévistes d’un procès pour rupture du contrat de travail dès leur retour en Pologne !

Ce à quoi s’ajoute la pratique répandue des listes noires sur les chantiers navals polonais qui ne promet pas de nouvelle embauche aux 15 des Chantiers de l’Atlantique…

Face à l'imbroglio juridique entre la CGT, l'inspection du Travail et le Consulat de Pologne d'un côté qui souhaitent voir le problème être réglé en France par Gestal et la Sous-Préfecture de Saint-Nazaire qui ne veut entendre parler que d'un réglement en Pologne, Les grévistes ont durci leur action et ont entamé une grève de la faim le 28 juillet, sur les marches de la Mairie de Saint-Nazaire.

Malgré les premières hospitalisations, certains ont entamé une grève de la soif le 3 août pour enfin percevoir les 30.000 Euros de salaire restant dûs.

Une lutte exemplaire par sa radicalité contre ce que la majorité des syndicats de la CES voulaient graver dans le marbre constitutionnel européen au nom du progrès social...

A. Doinel, CNT Rennes.

Article paru dans cs BP 38, 94601 Choisy-le-Roi Cedex.

GDANSK - SZCZECIN - SAINT-NAZAIRE :

SOLIDARNOSC !

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03 juin 2005

Communiqué CNT proces lycéens

Confédération Nationale de Travail
Bureau Confédéral
Secrétariat médias
medias@cnt-f.org

Paris, le 2 juin 2005 :

Le mouvement social réprimé et traîné en justice :
le gouvernement perdrait-il le contrôle de lui-même ?


Après quatre mois d'une lutte acharnée, le mouvement lycéen est maintenant traîné en justice. Non content d'être resté sourd à un mouvement légitime, non content d'avoir fait voter une loi à marche forcée, non content d'avoir provoqué des violences policières lors des manifestations et des interpellations à la suite d'occupations, le gouvernement persiste et entend tout broyer sur son passage. Mercredi 1er juin, le verdict contre Samuel Morville, lycéen et membre de la Coordination Lycéenne, annonce 500 euros d'amende et cinq mois de prison avec sursis. Lors de son procès le 25 mai,  le Procureur avait requis 200h de Travaux d'Intérêt Général ou 500 euros d'amende contre Samuel Morville, pour des faits que la partie civile a eu le plus grand mal à plaider. Des peines de prison, des amendes de plusieurs milliers d'euros  ont déjà  été prononcées contre des lycéen-nes interpellé-e-s lors de manifestations ou de blocage d'établissement. D'autres procès sont prévus. Mais d'ores et déjà, l'exercice même de la justice dérape  ! Lors du procès de deux   lycéens et d'un étudiant mardi 31 mai au Palais de Justice de Paris, une audience publique a été fermée à ce même public, refoulé violemment à l'extérieur du bâtiment. Trois avocats, en tenue, ont eux aussi été expulsés du Palais par les militaires...Le pouvoir perdrait-il tout contrôle de lui-même ?

Ainsi, les conflits se multiplient et la répression aussi ! La semaine dernière, au centre de tri de  Bordeaux, des faits graves et similaires surviennent. La Poste annonce la suppression de 48 emplois et le 26 mai, un rassemblement est appelé par les organisations syndicales. Les groupes du GIPN interviennent violemment. Les représentants du personnel (3 CGT et 2 SUD) ont été embarqués et placés en garde à vue ainsi que quatre autres salariés qui participaient à ce rassemblement de protestation. Cinq agents ont été assignés en référés, ainsi que les syndicats CGT, CNT et SUD pour "séquestration de moins de 7 jours, entrave à la circulation des personnes et entrave à la liberté du travail ". La comparution immédiate a eu lieu vendredi 27 mai à 18h00 et La Poste a été déboutée par le juge ! Malgré cela, La Poste les a suspendu sur le champ et ce sont maintenant 14 agents qui sont suspendus de leurs fonctions en attente de leur conseil de discipline. Ces 14 salariés ( syndiqués SUD, CGT et CNT) risquent évidemment de très lourdes sanctions.

Les salariés, tout comme les lycéens, n’ont commis qu'une seule faute : celle d’avoir des convictions syndicales et militantes et de s'opposer à des lois ou des décisions qui invalident l'idée même de service public !
Dans le même temps, une avocate est jetée en prison sous prétexte de lois liberticides dénoncées justement par les syndicats de la Magistrature, des prisons pour mineurs sont construites sur tout le territoire, un militant CGT de l'usine Daewoo à Longwy est lourdement sanctionné lors d'un conflit social pour des faits que la justice n'a jamais pu lui imputer. Des audiences publiques sont interdites. Des mineurs sont passibles d'incarcération.
Le mouvement social doit réagir ! Le gouvernement n'a plus les moyens de contenir les protestations sociales. Partout, des grèves éclatent. Partout, la répression est la réponse unique et criminelle d'un pouvoir que rien ne semble ébranler. S'agit-il de baillonnner  la moitié du pays ?

Contre cela, le Centre de Tri de Bordeaux est en grève illimitée depuis dimanche 29 mai. Une grève nationale est d'ores et déjà appelée à partir de jeudi 9 juin par les syndicats CNT, CGT et SUD.
De son côté, le Comité de soutien aux victimes de la répression du mouvement lycéen appelle à un meeting le vendredi 10 juin à la Bourse du Travail à Paris et à une manifestation le samedi 11 juin à Paris 14h, République.

Contre la répression du mouvement social !

Pour l'abandon de toutes les sanctions disciplinaires, de toutes les poursuites judiciaires !
La CNT appelle l'ensemble des salariés et des acteurs du mouvement social à tenir des assemblées générales
et à voter la grève !

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11 mai 2005

MANIFESTONS LE 12 MAI CONTRE LA REPRESSION POLICIERE

Confédération Nationale du Travail
Section CNT-FAu de Rennes
5, square Charles Dullin 35000 Rennes
Tel : 02.99.14.14.76
@ : fau@cnt-f.org
Objet : communiqué de presse, soutien aux lycéen mis en examen,
dénonciation des violences policières.
La section FAu de Rennes tient à affirmer sa solidarité avec les lycéens
victimes de la répression policière et de poursuites
judiciaires.
Le 20 Avril dernier, pas moins de 164 lycéens et un professeur, syndiqué à
SUD-éducation, ont été interpellés et placés en garde à vue suite à
l'occupation de la direction de l'évaluation et de la prospective, à
Paris.
Nous dénonçons ces agissements visant à criminaliser un mouvement plus que
légitime au regard des dangers que la loi Fillon représente pour le
service public d'éducation.
Une journée d'action, le 12 MAI, est proposée. Nous appelons tous les
acteurs de l'université, étudiants, personnels non-enseignants, chercheurs
et enseignants à soutenir les initiatives des lycéens visant à dénoncer
la loi Fillon et la répression du mouvement syndical.
Rassemblement Jeudi 12 MAI 15h00 place de la Mairie à Rennes

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10 mai 2005

LISEZ, DIFFUSEZ, SOUTENZ "DIRECT, l'offensive syndicaliste rennaise"

"DIRECT,l'offensive syndicaliste rennaise" a sorti son numéro zero: directbassereso

40 pages en quadrichromie d'un trimestriel entièrement réalisé par les militant-e-s de l'Union Locale CNT Rennes, pour le prix modique de 3 Euros.
Au sommaire de ce collector :

EN BREF

-Un vrai local pour la CNT Rennes.
-D'où vient le 1° mai ?
-Avec ou sans constitution, cette Europe on en veut pas !
-Répression policière et criminalisation médiatique du mouvement lycéen

DANS LES BOITES

-Le courant ne passe plus à Thalès Microelectronics (section Thalès)
-Il parait qu'un autre capitalisme est possible....(secteur restauration)
-CITROEN : Quel acquis n'a pas été obtenu par la lutte (Section Citroen)
-La fac est morte, vive la fac.... (Formation Action Universitaire)
-Personnels ATOSS, la caporalisation en marche (Syndicat des Travailleur-se-s de l'Education)
-Les tâcherons dans le bâtiment (SUB-TP)
-Anticapitalistes, donc écologistes (ETPRECI)
-Déclaration de la Fédération des Travailleurs de la Terre et de l'Environnement.
-L'UL CNT contre l'enfermement (commission prison de l'UL CNT Rennes)
-Dis, papa, pourquoi mon copain il est en prison ? (STE, parent d'élève de l'école Clémenceau)

DOSSIER HISTORIQUE

-Un peu d'histoire...de la CNT rennaise des années 70 à sa refondation de 1995 à aujourd'hui.
-Les syndicats de l'Union Locale CNT : STE (Education), FAU (Formation Action Universitaire), ETPRECI (Employés,Travailleurs,Précaires du Commerce et de l'Industrie), SUB-TP (batiment et Travaux Publics), PTT, SANTE-Sociaux...
-EDUCATION :10 ans de syndicalisme autogestionnaire à l'université
-ETPRECI :1998-99 : le mouvement des précaires et chômeurs en lutte à Rennes
-SUB-TP :2000 : La grève COGIFER sur le chantier du VAL (métro rennais)
-PTT : l'ambition capitaliste casse le service public
-PTT : une dure réalité de la distribution,Rennes - Crimée
-PTT :permanent syndical, un métier, une carrière
-Grèves d'un jour : des impacts contestables.
-Antifascisme : retour sur le mouvement anti-Le Pen de l'entre deux tours des présidentielles 2002.
-EDUCATION :hiver 2002-2003 l'agonie des MI-SE, chronologie du mouvement des pions.
-SANTE-SOCIAL : Denis, syndiqué à la CNT Rennes depuis 1996
-RESISTANCE 2004 : "Licenciements, reclassements, déclassements !" suite à la grève des ST Microélectronics et de Thomson, un collectif de salariés et licenciés soutenus par la CNT Rennes, SUD Thomson, CGT communaux.


Pour commander "DIRECT, l'offensive syndicaliste rennaise" une seule adresse : UL CNT, 5 Square Charles, Dullin, 35200 RENNES. Tel : 02/99/53/32/22, mail : cnt.35@cnt-f.org, ainsi qu'auprès des militants sur les marchés et dans les boites !

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22 avril 2005

MITSUBISHI : Non aux licenciements !

situationstm

RENNES ATALANTE :

L'EMPLOI EN DANGER

- Hier : ST Micro, PHILIPS, WAVECOM

-Aujourd'hui : MITSUBISHI - 250 emplois !

-Demain : TRANSPAC, EQUANT, THOMSON, RENESAS, ...?

RENDEZ-VOUS POUR UNE MANIFESTATION

MARDI 26 AVRIL A 12 h00

PLACE DE LA MAIRIE à RENNES

à l'appel des ex-salariés de Mitsubishi

soutenus par : Collectif Résistance 2004, UL CNT 35...

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CRIMINALISATION DU MOUVEMENT LYCEEN : REACTION DE LA FEDERATION DES TRAVAILLEURS DE L'EDUCATION-CNT

Lyon, le 21 janvier 05s_cfte1
La CNT-FTE (Fédération des Travailleurs-euses de l’Education) s'étonne des
différents articles outranciers qui ont paru ces derniers jours dans la
presse.
Ces articles participent à la criminalisation du mouvement des lycéen-nes
. En cherchant à marginaliser la coordination lycéenne, dont le
fonctionnement démocratique permet à tous de poursuivre la lutte contre la
loi Fillon, le pouvoir et la presse s'en sont bien évidemment pris à la
CNT-FAL (Formation Action Lycéenne, c’est la section lycéenne de la CNT
Education) , dont les militant-e-s participent, au même titre que les
autres, à ce mouvement. L'accusation d'infiltration du mouvement par la
CNT est totalement infondée. Nous tenons à rappeler avec force que la CNT
ne peut être accusée de développer des pratiques d'infiltration, propres
aux partis ou aux syndicats bureaucratiques. Nous n'infiltrons jamais
aucun mouvement, nous y prenons part, légitimement, comme tout acteur d'un
mouvement social.
Nous tenons à réaffirmer notre soutien aux lycéen-ne-s en lutte : leur
mouvement est tout à fait légitime. Nous rappelons que la loi Fillon a été
imposée contre l'avis de l'ensemble des acteurs de l'école : parents,
lycéens, syndicats. Le gouvernement qui poursuit sa politique de
régression sociale, continue d'user de la violence policière pour faire
plier les lycéen-nes. Il est maintenant relayé par les médias (Figaro,
Europe1, Nouvel Observateur ....) qui non contents de se faire l'écho du
gouvernement, cherchent à désigner des responsables.
Mercredi 20 avril, suite à l'occupation de l'annexe du Rectorat, rue
Pasteur à Paris, ce sont deux cents lycéen-nes qui ont été interpellés
vers 18h. Deux cents mineurs répartis dans les commissariats parisiens. Là
est le vrai scandale. Ces pratiques sont inacceptables. Nous les
dénoncerons toujours.
Nous rappelons que la CNT n'est pas "un syndicat anarchiste" comme
persiste à le présenter les médias, mais un syndicat regroupant les
travailleurs sur des pratiques anarcho-syndicalistes et syndicaliste
révolutionnaires. Notre syndicalisme qui privilégie les pratiques
autogestionnaires dans les mouvements de lutte : assemblées générales
souveraines, syndicat outil au service des luttes, rotation des mandats
est bien entendu très éloigné de la manipulation politique ou syndicale.
Nous continuerons à défendre un syndicalisme de base, un syndicalisme de
classe, un syndicalisme de lutte.
Le secrétariat fédéral.

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21 avril 2005

29 avril et 1°mai 2005 :Fête des 10 ans de la CNT 35

Fête des 10 ans de la CNT 35logo_cnt2

VENDREDI 29 avril 2005

Conférences MJC La Paillette de 14h00 à 18h00 :

- Retour sur la grève de la COGIFER par le syndicat SUB-TP-CNT 35
- Réalités de la détention organisé par la "commission prison" de la CNT 35, avec Nicolas H., ex détenu d'Action Directe, militant CNT

CONCERT SALLE DE LA CITE

  • Les amis d'ta femme
  • Brixton Cats
  • Nevrotic Explosion
  • Lik ha Lik !

Salariés 10 Euros

Lycéens, étudiants, précaires,chômeurs : 8 Euros

1° MAI 2005

MANIFESTATION 10H00 PLACE DE LA MAIRIE

3 mai 2005

Université Rennes 2, Amphi Feuillerat :

- Réformes universitaires : conséquences pour les étudiants et les personnels par la CNT-FAU Rennes 2

4 mai 2005 (sous réserve)

- Antihiérarchie : projection de "Zéro de conduite" de Jean Vigo suivi d'un débat sur le refus de la hiérarchie dans l'Education Nationale.

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06 avril 2005

NON A LA REPRESSION ! COMMUNIQUE CNT

Confédération Nationale de Travail
Bureau Confédéral
Secrétariat médias
medias@cnt-f.org

Paris, le 5 avril 2005 :
Liberté d'expression menacée :
a-t-on encore le droit de dénoncer la misère et l'exploitation capitaliste ?

Depuis deux mois, la CNT est victime de violences policières et d'actions en justice. Elle porte à la connaissance de tous les faits inquiétants suivants :

Le samedi 12 février, vers 23h, sans aucune raison, la police a chargé un concert de soutien à l'Union Régionale CNT qui se déroulait dans ses locaux parisiens, siège de la CNT. Les forces de l'ordre ont essayé d'y pénétrer avec une extrême violence. Plus de deux cents agents, dont une trentaine en tenue anti-émeute, ont dans ce but matraqué et gazé à grand renfort de bombes lacrymogènes les militants syndicalistes présents, ainsi que les simples spectateurs venus assister à cette soirée musicale. Plusieurs blessés légers et une interpellation étaient à déplorer.
Aucune plainte à l'origine de ces violences policières, aucune action illégale non plus. Un concert de soutien à la CNT  peut-il justifier à lui seul un tel déploiement policier ?

Le jeudi 24 mars à 7h du matin, trois militants de la CNT Béthune, un de la CNT Lille et un du Comité de Solidarité Basque de Lille  faisaient l'objet d'une perquisition à leur domicile par 4 à 7 policiers suivant les cas. Ils furent mis en garde à vue juqu'en début d'après-midi. Nos camarades eurent à subir photométrie, prise d'empreintes génétiques, prélèvements d'ADN, confiscation de disquettes, fouille des véhicules et même cachot pour l'un des militants CNT  . A ce jour, l'enquête diligentée par le parquet de Lille suit son cours. Elle fait suite à une plainte de l'Ordre des Médecins dont les locaux à Lille avaient été recouverts d'inscriptions revendiquant la libération des prisonniers malades lors d'un rassemblement pacifique et autorisé à Lille.
La police n'a pas lésiné sur ses moyens d'intimidation, de fichages et de renseignements. L'intrusion violente et l'atteinte à la vie privée des personnes militantes à la CNT est sans commune mesure avec les faits reprochés.

Le mardi  29 mars, le responsable national des publications sur le site internet de la CNT était convoqué pour audition par la police judiciaire de Paris. Le Parquet a ouvert une enquête pour délits de presse suite à une plainte de l'entreprise Bouygues. Ce serait plusieurs sites internet qui seraient mis en cause, dont celui de la CNT, pour avoir mis en ligne un tract informant et appelant à une campagne d'actions.  Nature de la plainte déposée : "Provocation à commettre des vols, extorsions et destructions, dégradations et détériorations volontaires dangereuses pour les personnes". Peine maximale encourue: 10 ans d'emprisonnement  assortis d'une amende de plusieurs milliers d'euros...
Serait-ce la publication d'un tract dénonçant la complicité de Bouygues, constructeur n°1 des prisons en France, avec la politique répressive de l'Etat français, qui serait en cause ?

Au vu de ces violences à l'encontre de ses militants et de ces attaques en justice,  la CNT pose la question de la liberté d'expression aujourd'hui en France. Des lois liberticides ont été votées ces dernières annnées (Lois de Sécurité Quotidienne en 2001, Lois de Sécurité Intérieure en 2003, Loi Perben 1, Loi Perben 2). Elles ont toutes accru les pouvoirs de la police au détriment de la personne et de l'organisation de sa défense.

La CNT pose la question : a-t-on encore le droit de dénoncer la misère et l'exploitation capitaliste, les régressions sociales, les lois liberticides, la prison, les inégalités sociales, les abus de pouvoir de l' Etat et du patronat, les répressions policières ?

Posté par renneslibertaire à 10:35 - Syndicalisme - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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